L'histoire de deux êtres totalement différents rassemblé par le destin

Girl From Hell vous souhaite la bienvenue sur ce blog.
Ici, sera posté la nouvelle fanfiction qui m'a été inspirée avec l'écoute du nouvel Album des TH. Et le sujet en est très complexe, qu'il faut que je vous explique bien en quoi consiste l'histoire, sinon vous risqueriez de vous perdre.

Il est inutile de vous dire que cette fiction est du genre YAOI (fiction à caractères homosexuelles etc.) donc tout ceux qui ne sont pas concerné par cela sont gentiment priés de quitter cette page(Je fais surtout allusion à certains qui se sont amusés à fouiller mon blog d'OS et qui par malheurs sont tombés sur des lemons... Je peux vous dire qu'ils en ont en pris un choc.). C'est pour mon bien mais surtout pour le votre.


Un concept compliqué mais différent des autres

Un humain et ce que l'on pourrait appeler un Alien, voilà ce que sont nos deux héros. Ce n'était pas compliqué à comprendre. Mais qui est qui? Vous le saurez bientôt.
Depuis toujours, l'humanité se demande s'il existe d'autres êtres aussi intelligents qu'eux, mais résidant autre part que le système solaire. Il savent qu'il y en a, mais ils ignorent où se cachent-ils. Cependant, à l'autre bout de l'Univers, d'autres êtres vivants, plus entreprenants, partent à la recherche d'autres "communautés" dotées d'intelligence. Alors ils explorent et voyagent à travers l'espace trouvant dans chaque recoins de ces êtres différents, plus époustouflants les uns des autres. Et un jour, il découvrent l'existence d'une planète nommée "Terre". Ils décident de s'y rendre. Et l'aventure peut commencer. Ils doivent être discrets, mais malheureusement, un humain qui était au mauvais endroit, au mauvais moment les vois. Logiquement il devrait mourir, mais par chance il s'en sort avec une bosse et un trou de mémoire. Les "Aliens" comprennent qu'ils doivent "entrer" dans la peau d'un humain. C'est ce qu'ils font, et les voilà prêts à débuter l'apprentissage de la vie humaine, le plus beau et le plus passionnant de toute leur existence.


Les "Aliens" ou "Horéites"

Horéïtes est le nom donné à cette étrange espèce curieuse de connaître l'Univers dans lequel elle vit. Il s'agit d'une espèce très intelligente, n'ayant absolument rien en rapport avec les humains, mis à part quelques petits traits physiques encore en surface (selon moi bien sûr! Chacun peu voir l'Héroïte à sa manière). Mais malgré le haut niveau d'intellectualité, ils ne connaissent pas beaucoup de choses de leur vie de tous les jours,absorbés par cette "passion" de voyage à travers l'espace et constamment braqués sur leurs machines (assez impressionnantes niveau technique). Mais c'est plutôt logique, car quelque part, eux mêmes sont des machines. Les sentiments, ça n'existe pas chez eux, sauf deux trois qui leur permettent de fonctionner pleinement. La création d'un Héroïte est pour l'instant mystérieuse (du moins vous le saurez dans la fiction mais dans trèèès longtemps XD). La "mort"? Imaginez jute un ordinateur ou tout appareil électrique vous lâcher... c'est presque la même chose.
Une des particularités des Héroïtes, et celle de pouvoir rendre l'apparence de n'importe quel matière "vivante". Atout qui les aideras dans l'étude des humains.


Les Humains

Vous les connaissez déjà, vous en êtes un. Curieux, fouineurs, jaloux, bavards ou flemmards... au choix!
Ici on sera assez focalisé sur un humain, le héros principal.


Plus d'informations quand la fic sera officiellement lancée par le postage du prologue.

Merci déjà pour le premier encouragement qui est de la part de Fendiii que j'aiime plus que tout ♥.


Annuaires où la fiction est inscrite:

X xX xXx


Pour être prévenus:
Hum... Je ne pensais pas que cette fiction prendrait de l'ampleur (Oui pour moi 9 amis+9 fans+ 12 lecteurs c'est géant xD), et du coup je n'ai jamais pensé que j'aurais besoin de prévenir les gens. Enfin vous me l'avez demandé, j'ai répondu.


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Problème avec les image des articles
Je tiens à préciser que les montages pour le blogs sont fait à l'aide de photofiltre Studio X depuis mon ordinateur portable. Ce qui fait que sur les écrans d'ordinateurs fixes (à moins que ce ne soit les écrans dernier cri) les images seront bien plus sombres, et donc on verra moins l'image de Bill et Tom, puisque l'opacité est minimale. Je vous prie d'excuser ce petit problème. Je travail tout le temps sur mon ordinateur portable et je ne pense pas faire des modifications, (C'est surtout une question de sécurité lié avec mes parents XD)

Girl From Hell

# Posted on Wednesday, 28 October 2009 at 8:34 AM

Edited on Monday, 14 December 2009 at 11:40 AM

Je me suis toujours demandé si c'était vrai. Si nous étions les seuls êtres, si nous étions les supérieurs, ceux qui avaient le pouvoir de penser, de parler, de décider, de ressentir. Je me le demande toujours. A vrai dire, le fait que nous soyons les seuls m'effraie... un peu. Dans cet Univers... Il m'est juste impossible d'imaginer qu'une autre forme de vie intelligente ne soit possible autre part qu'ici. Impossible et surtout improbable. L'Univers, c'est grand, c'est très grand même. C'est rempli de systèmes solaires comme le notre. Les étoiles, sont loin et si proches à la fois. Et on a juste envie de les voir de plus près, de les toucher. Et parfois on rêve. On rêve de connaître, de savoir. L'être humain est curieux et il fera tout pour répondre à ses questions quoi qu'il advienne. Et si je dois répondre à la question, y a-t-il d'autres êtres intelligents dans l'Univers, alors je répondrais oui. Oui j'espère qu'il y ait quelqu'un qui se trouve à des milliards et des milliards de kilomètres d'ici et qu'il ait lui aussi le pouvoir de penser, de communiquer, de décider, de ressentir. Parce que avouez, ce serait tellement injuste et égoïste d'être les seuls à profiter de cela, n'est-ce pas?

# Posted on Thursday, 29 October 2009 at 1:19 PM

Edited on Friday, 30 October 2009 at 5:56 AM

-Artes, où nous trouvons-nous?

-Nous nous approchons du système solaire, répondit ''l'interpellé''

- Quelle est l'état du vaisseau? Est-ce que tout est en ordre?

-Oui tout va très bien. Mais j'ai remarqué que les parois extérieures commençaient à s'abîmer un tout petit peu, informa Artes au plus âgé des coéquipiers de ce long voyage.

A vrai dire, en ce moment même, le vaisseau se trouvait à plus de cinquante années lumières du soleil, mais cela n'empêchait qu'ils étaient proches, très proches. Surtout que la machine avançait à une vitesse fulgurante. Encore une vingtaine d'années humaines, et leur vrai but serait enfin atteint. Depuis toujours ils avaient voulu rencontrer des êtres comme eux, ou presque comme eux. Et ils avaient trouvé plusieurs endroits où des être intelligents y résidaient mais ils était peu en nombre. Et un jour, il découvrirent ce qu'ils voulaient depuis la nuit des temps; la planète dite Terre regorgeait de ces êtres intelligents appelés humains. Malheureusement, cette planète bleue se trouvait beaucoup trop loin. Et on n'avait eut d'autre choix que de choisir les plus jeunes, aptes à voyager pendant presque leur vie entière jusqu'à atteindre cette Terre. Cependant il fallait bien qu'un plus âgé accompagne ces jeunes sans grande expérience, qu'il les guide et surtout qu'il les conseille. Mais ils étaient tous conscient qu'à tout moment, leur guide pouvait juste les lâcher et s'éteindre comme si de rien n'était, d'un seul et unique coup.
Dans le vaisseau, ils étaient au nombre de quarante, et malgré la taille menue de la machine, il y avait de la place pour encore une trentaine de voyageurs, sans pour autant que le confort ne soit limité.

-Will, ''s'écria'' Artes. Tu viens m'aider, s'il te plaît?

Doucement, le dit Will ouvrit les yeux et regarda en direction de son ami depuis maintenant plus de cent cinquante ans. Pour être franc, ça le faisait chier de se lever. Il était entrain de se recharger. Ne pouvait-il donc pas avoir un moment de tranquillité, s'était-t-il demandé en faisant attention que personne ne l'entende. Derrière lui, une installation d'environ cent prises le reliait à sa tête, par où le courant passait. Le ''crâne'' était recouvert de câbles en tous genres, chacun servant à une fonction précise. Une seule erreur et tout son système était bousillé et il pouvait dire adieu à ses coéquipiers ainsi qu'à son existence. Au devant, sur son front, se trouvait une grande ouverture qui pouvait accueillir Tout objet pouvant transmettre des informations utiles. Parce que les êtres de son espèce ne connaissaient pas la lecture, ni l'écriture. Cela n'existait pas dans leur monde. Tout passait par la voie énergétique et électrique.

Will était sur le point de continuer sa cession de rechargement, mais Artes, n'étant pas de cet avis le rappela une fois de plus, l'empêchant de se déconnecter.

-Will! J'ai vraiment besoin de toi, le supplia-t-il, mais ne se reçut qu'un vent monumental de la part don son ami. Howilt! Bouge-toi où sinon je te fait venir par mes propres moyens!

La menace eut effet sur le concerné. Il connaissait très bien comment son compagnon de toujours s'y prenait pour avoir ce qu'il fallait. Et c'était bien trop douloureux pour désobéir. Alors à contre c½ur, il fit débrancher les câbles et se leva lentement.

-Qu'est-ce que tu veux d'moi, bougonna-t-il.

-Trouves-moi toutes les caractéristique de la Terre, répondit Artes, concentré sur le pilotage du vaisseau.

-Quoi? Déjà? s'étonna Will. Mais on est trop loin! Je n'arriverai jamais à capter cette information! Pas à cette distance.

-Will, j'ai pas le choix! Il faut bien que je sache comment elle est fichue, cette Terre. Peut-être que c'est comme l'autre qui n'a pas de sol et sur laquelle on pouvait pas poser le pied et qu'on était condamné à observer ce qu'il s'y passait sans pouvoir vraiment communiquer!

Howilt soupira fortement, et tenta tout de même de capter tout de même quelques informations depuis les satellites qui tournaient autour de la planète bleue, sans résultats. Il réessaya à plusieurs reprises, mais la seule chose qu'il recevait fut le silence.

-Désolé, mais il n'y a rien.

-En est-tu sûr, demanda Artes, qui avait de la peine à croire.

-Vérifie par toi-même si tu ne me crois pas, rétorqua Will. Je peux faire autre chose pour toi, demanda-t-il quand même.

-Si tu voulais juste prendre les commandes pendant quelques instants, le temps de me recharger un peu...

Howilt, n'eut le choix que d'accepter à la requête et donc se posta à ses côtés et se mit à faire le travail, alors qu'Artes c'était enlevé et installé à l'ancienne place qu'occupait son ami. Ce dernier ce mit à pester mentalement contre Artes, le traitant de tous les noms possible jusqu'à ce que...

-Will, quand tu insultes les autres, essaye de garde ça pour toi. Nous n'avons pas besoin de bagarres, merci, rigola Artes avant de fermer les yeux.

C'était officiel. Howilt détestait plus que tout, la télépathie.

Et cela ne durait pas depuis hier. Depuis son ''enfance'' (si on peux l'appeler comme ça), il n'arrivait pas à garder ses propres pensée pour lui. Ça a toujours été son défaut de ''naissance''. Dans son monde, sur sa planète. Les gens ne communiquaient que par la pensée, ou la télépathie comme l'appellent les humains. Ils ne possédaient pas de bouche, et en conséquence pas de cordes vocales. Les pensées étaient transmises encore et toujours pas des ondes électromagnétiques. Et normalement, il existait une fonction dans l'arrière du crâne qui permettait de bloquer les ondes, qu'elles ne restent que dans sa propre tête. C'était cette fonction là qu'était défectueuse. Elle refusait parfois de s'actionner, ce qui faisait que n'importe qui pouvait entendre ce qu'il se disait sans aucun souci. Et malgré tous les traitements, le problème n'avait pu être réparé. Alors il avait décidé d'abandonner tout simplement. Il devait par contre faire attention à ce qui lui passait par la tête. C'est pour ça qu'il était du genre solitaire. Il aimait plus que tout retrouver cette intimité. Pouvoir penser tout ce qu'il voulait sans que les autres n'aient à écouter. Et une des meilleures solution était quand il se rechargeait, connecté aux cent prises et à son ''cerveau'' extérieur où il pouvait stoker toutes les informations, ainsi que ses pensées. Il prenait aussi du temps pour revoir ses souvenirs, toutes les aventures qu'il eut vécu un temps, les belles expériences et parfois il se demandait si un jour il pourrait vivre une expérience unique en son genre. Une de ses expériences qui marquerait son existence jusqu'à la fin, celle qui ne pourrait oublier malgré toutes les informations qu'il devait contenir dans sa tête. Il en rêvait depuis longtemps, depuis qu'il était parti faire ce long voyage...

... Il y a de cela deux cents ans.

En deux cents ans, il en avait vu des choses. Il avait même su qu'un ''genre'' existait. Le dit masculin et féminin. Chose qui n'existait non plus chez lui. Ils étaient tous égaux. Il n'y avait aucune différence, et il était toujours intrigué de la cause de cette séparation.

Là, il regardait devant lui, et ne voyait qu'une étendue de points blancs de taille différentes. Les étoiles étaient belles, et le vaisseau passait tout près d'elles et Howilt ne pouvait s'empêcher de les trouver belles, fascinantes. Il voulait s'approcher encore plus, les toucher du bout de ses ''doigts''. Mais il les dépassait si rapidement qu'il n'avait le temps de les observer dans les moindres détails. Ils n'avaient pas de temps à perdre. Leur grand guide était entrain de vivre ses derniers moments. Ils devaient se dépêcher. C'était le plus grand rêve du sage. Depuis qu'ils avaient découvert un immense territoire habité par plus de six milliards d'êtres intelligents, ils voulaient que ce soit la dernière chose qu'il eût vu avant de s'éteindre définitivement. Automatiquement, Will accéléra, comme si cela lui semblait une évidence.

Alors qu'il regardait toujours à l'extérieur, le ''jeune Horéïte'' se remémora une anecdote qui avait eu lieu de cela quelques semaines auparavant.

-Howilt! Fais attention, lui avait crié une voix dans la tête et il avait aperçu un météorite qui se dirigeait droit sur eux.

Il lui avait fallut un millième de seconde pour que tout le système qui faisait vivre le pilote ne fut en alerte. Ses ''doigts'' s'étaient crispés sur son siège. A l'intérieur, le circuit chauffait à trouver une idée. La roche faisait au moins 5 fois la taille du vaisseau, et prendre une décision de cette importance était difficile. Alors avait tenté de réveiller Artes, qui était une fois de plus en train de se reposer, alors que les autres paniquaient, mais celui-ci était tellement loin dans son rechargement qu'il était quasi impossible de pénétrer dans sa tête. Will criait mentalement, appelait désespérément son ami alors qu'il tentait de changer la direction du vaisseau beaucoup trop lourd pour que le changement soit effectué à la seconde. Constatant le manque de réaction, il avait demandé à quelques voyageurs de retirer les câbles des prises. Normalement, interrompre manuellement le chargement de quelqu'un était interdit, risquant de tuer le concerné. On ne le faisait qu'en cas d'urgence...

Et c'était une urgence!

Will essayait toujours. Il avait même tenté de détruire le météorite, sans grand succès. Il était secoué de spasmes irréguliers. La vie de trente-neuf Horéïtes était entre ses mains tremblantes.

-Will, au dessus de ta tête, lui avait indiqué une voix lointaine. Cherche une petite corde noire, mais dépêche-toi.

Le pilote avait comprit qu'Artes s'était réveillé, mais il n'était pas en état de bouger. Alors il chercha la petite corde noire, la trouva et instinctivement, tira dessus, mais ne se passa rien.

-Artes, demanda-t-il. Tu es sûr de ce que tu dis?

-Mais oui, lui avait répondu la voix, je connais mieux la machine que toi.

En effet, le vaisseau c'était mis à accélérer, s'approchant dangereusement du météorite. De peur Will avait hurlé le prénom de son ami de telle manière que tout le monde se turent et le regardèrent, choqués.

-Will c'est bon, je suis en pleine Forme, l'interrompit Artes dans ses souvenirs.

-Ah, tu t'es enfin réveillé?

-Ouais et je suis prêt à reprendre mon post!

Alors Will se leva paresseusement de la chaise fort inconfortable, se posa devant l'installation de chargement et s'assit sur le fauteuil. Les câbles allèrent d'eux mêmes se brancher sur les prises. Doucement ses yeux se fermèrent, les moteurs s'arrêtèrent et la lumière émanant de son corps s'éteint d'un coup. Dans quelques jours, il pourrait revenir parmi les autres. Pour l'instant tout contact avec autrui était quasi impossible.



Xx


-T'as enfin les Coordonnées, demanda Artes.

-Oui, tu mémorises, répond Will.

-Je t'écoute.

-Superficie: 510 067 420 km². Volume: 1,08321×1012 km³

-Wow wow wow, l'interrompit Artes. Moins vite, s'il te plaît.

Le vaisseau c'était bien approché du système solaire. On pouvait l'apercevoir même s'il était encore très petit. Howilt captait les informations nécessaires à son ami pour l'atterrissage, si ce dernier était possible. Il s'avéra, que la planète était solide, la température ambiante était fort agréable et surtout, qu'il existait une source importante pour la vie, à par l'oxygène, appelée eau. Une bonne dizaine D'Horéïtes écoutaient avec intérêt la conversation entre les deux coéquipiers. Véidra, le plus âgé de tous observait le travail des deux jeunes qu'il avait formé tout au cours de cet immense voyage. Et il en était fier. Ils faisaient ce qu'ils devaient à la perfection. C'était la dernière mission à laquelle le conseiller participait, et il n'avait plus peur, parce que l'équipe était entre de bonnes mains.

-En combien de temps elle tourne sur elle-même, demanda Artes, le grand câble attaché sur son front, reliant son système avec la mémoire de vaisseau.

-0,99726949 d, répondit automatiquement Howilt. Tu veux en temps humain ?

Oui, Veidra, pouvait vraiment dire qu'il avait fait du bon travail. Il se retourna et quitta la salle de commande pour aller se réfugier dans sa pièce secrète.


Xx


-Dis, commença doucement Will qui faisait compagnie comme à son habitude à son ami-pilote.

-Hm ? répondit ce dernier.

-Tu crois qu'on verra quoi sur la Terre ?

Artes regarda furtivement son compagnon avant de se re-concentrer sur le chemin. Qu'est-ce qu'ils allaient voir ? Il n'en avait pas la moindre idée. Il avait tout connu. A chaque fois qu'il visitait une communauté il se disait qu'il ne verrait pas plus fascinant et à chaque nouvelle population rencontrée, il était encore plus fasciné. C'était très différent des leur monde. Les Horéïtes étaient des êtres, mécaniques. Ils avaient le don de communiquer, de bouger, d'aider en cas de besoin. Ils pouvaient décider pour eux même, mais seulement à partir d'un certain âge, sinon ils en étaient juste incapables. Ils n'avaient pas besoin de respirer ou de communiquer par la voie orale et donc, ne possédaient ni bouche ni nez. Un autre ''défaut'' chez eux, étaient le manque diversité des sentiments. Les Horéïtes ne connaissaient quelque uns seulement : la joie, la tristesse, la colère, l'affection, la peur et le plus grand et important, l'indifférence. C'est les seuls sentiments qu'ils vivaient, les principaux. Au fil de leur voyage ils en avaient vu d'autres ; ils ont été confrontés pour la première fois à la mélancolie, la nostalgie et même le dégoût. C'était quelque chose d'assez beau à voir.
Cette fois Artes ne savait pas à quoi s'attendre. Mais il voulait être surpris. Surtout que la Terre était la plus grande planète qu'ils visitaient depuis le début. Au fon de lui, il espérait fortement que ce serait la plus belle expérience.

-Alors, demanda Howilt.

-Je sais pas, chuchota Artes. Mais je suis sûr que ce sera époustouflant.

-Je l'espère, dit en retour Will. Je veux, juste...vivre la meilleure chose de mon existence.

-Peut-être que c'est déjà le cas, suggéra Artes en haussant les épaules.

-Non. Ce n'est pas le cas. C'est juste impossible.

Il en était certain et quelque chose lui disait que ce serait exactement sur cette Planète qu'il vivrait ce moment intense. Il le savait, et il n'avait plus qu'à attendre 10 années humaines pour découvrir ce monde excitant.

-Impossible, murmura-t-il une seconde fois pour lui-même, bien qu'Artes l'eut entendu.


Xx



L'hiver approchait à grands pas, et le froid commençait à se manifester, lentement mais sûrement. Le vent se levait et brûlait les visages. Dans les maisons, les chauffages étaient allumés et dans les cheminées, un bon feu crépitait et au pied de celle-ci, les chats dormaient paisiblement. L'heure n'était pas tardive, mais le soleil s'était depuis longtemps caché derrière les montagnes, laissant place à la lune argentée, froide, comme l'atmosphère. D'ailleurs Simone le remarqua et elle observa à travers la fenêtre de la cuisine son fils, qui, comme à son habitude restait dehors le plus longtemps possible. Et bien sûr, il ne portait aucune veste. La jeune maman soupira et secouant la tête, sortit de la pièce, alla à l'entrée, prit une bonne jaquette et sortit dehors. Elle repéra rapidement le petit garçonnet observant une fois de plus le ciel découvert. Elle se rapprocha de lui, posa la jaquette sur ses épaules et lui demanda :

-Chéri, qu fais-tu dans ce froid, hm ?

-Je cherche les vaisseaux spatiaux des martiens, s'exclama le garçon en retour.

La mère rit de bon c½ur et câlina son petit bout de chou jusqu'à ce que le petit n'ait commencé à protester.

-Maman, grogna-t-il. Les martiens vont s'en aller ! Je veux les voir !

Simon sourit et ébouriffa les cheveux blonds de sont petit garçonnet qui grogna un « mama-a-an », faisant comprendre qu'elle était de trop.

-Allez, je vois que je dérange, dis-t-elle faussement triste. Reste pas trop longtemps ! Tu vas attraper froid, et ce n'est pas tes martiens qui vont te soigner.

-Oui maman, dit le petit garçon sans avoir vraiment écouté ce que sa mère lui avait dit.

Il retourna à sa contemplation du ciel noir décoré par les étoiles et la lune. Et il cherchait en vain le signe d'un martien. Une lumière, un clignotement un bruit quelconque. Mais rien. Il ne vit que quelques étoiles filantes et deux trois satellites passant à une grande vitesse par-dessus sa tête. Mais rien qui ressemblerait à un signe des petits hommes verts.
Désespéré, il souffla, se leva du petit muret et rentra au chaud. Il était déjà l'heure d'aller au lit. Il monta à l'étage et entra dans sa chambre. Il enleva sa veste et la jeta dans un coin de la pièce. Il ne savait pas quoi faire, et il avait encore un peu de temps avant de commencer à se préparer pour dormir. Alors il décida d'aller exercer une dernière fois la chanson qu'il avait à maîtriser pour son prochain cours de piano. Il s'assit sur la chaise, et commença à jouer lentement, correctement. Et il la refit, jusqu'à ce qu'il pût se passer de ces ''fichues partitions encombrantes''.
Quand il eut terminé, le petit descendit de sa chaise et alla dans la salle de bain se laver les dents. A ce moment Simone arriva pour l'aider à enfiler son pyjama.

-Alors, as-tu vu tes amis, les martiens ?

-Non, répondit-il, toujours en se brossant les dents.

-Oh, c'est dommage, répliqua-t-elle, tristement. Et que veux-tu pour ton anniversaire, lui demanda-t-elle, plus enthousiaste.

-Un chba !

-Un quoi, redemanda Simone.

-Un chat, répéta-t-il après avoir fini de se brosser les dents.

Simone soupira fortement alors qu'elle enfilait le haut du pyjama.

-Chéri, on en a déjà reparlé. Tu sais bien qu'on ne peut pas en avoir.

-Mais moi je veux en avoir un, des minous, chouina le petit garçon, la mine déconfite, prêt à s'effondrer en larmes sur le carrelage.

-On en reparlera plus tard, finit-elle par dire, sachant d'avance que la semaine prochaine elle devrait s'occuper, en plus de son mari et de son enfant, d'un sale matou.

Elle finit vite de préparer son garçon pour dormir. Les deux rentrèrent da la chambre de l'enfant ce dernier s'installa sous les couettes et sa mère lui lut une petite histoire... Toujours sur les martiens. Quand elle eut fermé le bouquin, le garçonnet dormait à poings fermés, rêvant de ses amis, les petits hommes verts.

Et quelque part dans le ciel noir... ces mêmes petits hommes verts guettaient le bon moment pour arriver.



Xx



Les quarante Horéïtes était assemblés autour du pilote. Le vaisseau venait d'entrer dans l'exosphère. Tous s'exclamaient. Il ne restait plus que cinquante mille kilomètres à traverser pour toucher la surface du sol. La Terre était vraiment belle, magnifique, pensèrent certains. Tout ce bleu, et ce blanc qui recouvrait une partie du globe dans de belles arabesques. Et il y avait aussi cette terre, ce sol précieux. Ils avaient hâte de poser enfin les pieds sur quelque chose de plus sûr qu'un plancher large de plus de deux mètres.

-Tu crois que ce sont les humains qui ont fait tout ça, demanda un à son voisin.

-Non, Ce serait trop beau pour être vrai, répondit le voisin en question, son ''esprit'' immergé par ce beau paysage.

Veidra, de son côté, préparait le matériel d'étude habituel. Chaque Horéïte avait à sa disposition une antenne ainsi qu'un appareil permettant de garder contact entre coéquipiers à plus de deux cent kilomètres. C'était souvent utile. Beaucoup se perdaient dans cette ''jungle'' inconnue.
L'Ancien sortit aussi une sorte de mémoire externe pour chacun. Il était conscient que c'était la plus grosse expédition qu'ils avaient faite jusqu'à ce jour, et que donc ils avaient besoin de plus d'espace pour mémoriser les informations. Il prépara aussi une installation de chargement portable et digitale. Tout ce la fut placé dans quarante boîtes de la taille d'une boîte d'allumettes. Légères et faciles à transporter.
Sa dernière mission, pensa-t-il avec joie, avec une pincée de tristesse. Veidra alla rejoindre ses trente neuf ''élèves''.

-Tout ce passe bien, demanda-t-il.

-Parfaitement bien même, s'exclama Artes, joyeux.

-Et Will, que se passe-t-il sur la terre ?

Mais Will ne répondit pas. Il écoutait ce qu'il captait des satellites artificiels, et il devinait déjà que ce qui se trouvait cinquante mille kilomètres, devait être la chose la plus extra ordinaire qu'il ait vue. Jamais il n'avait pu capter autant d'informations depuis une telle distance.

« Buonasera, ecco le previsione del tempo per domani... »

Will écoutait avec attention mais il ne comprenait absolument pas un mot de ce qu'il entendait. Quelque chose de tout a fait normal.

« I... I don't know what I'm supposed to tell you right now. I'm... I mean I... I'm really confused. I just can't have a normal reaction...
-What... What the hell is wrong with me? ... »

-Oh ben ça alors, murmura-t-il doucement en bloquant tout contact avec le monde qui l'attendait en bas.

-Qu'y a-t-il, Will ? demanda Veidra. Qu'as-tu capté ?

-Beaucoup trop de choses d'un coup, répondit-il. C'est mélangé. Il y a plusieurs langages. Je n'ai réussi à en capter seulement deux. Et elles n'avaient rien en commun. Du moins à première écoute. Artes, appela-t-il.

-Hm ?

-Tu peux juste, accélérer, s'il te plaît ?

-Pressé, se moqua gentiment Artes.

-Bien plus que tu ne le crois, répondit Will, avant de replonger dans le monde des humains avec hâte.



Xx



-Hey, mec, lui cria une voix de l'autre côté du téléphone.

-Bordel, Georg, grogna-t-il frustré. Qu'est-ce tu veux ?

-Je te dérange, demanda Georg.

-Ouais et pas qu'un peu, grogna-t-il une fois de plus. Tu pouvais pas juste appeler une autre fois, hein ?

-Excuse-moi ! Je suis pas sensé savoir quand tu fourres ta queue dans un vagin ou je ne sais où, merde, s'anima l'ami.

-Okay c'pas grave, qu'est-ce que tu voulais.

-Laisse tomber je t'appellerai une autre fois, marmonna Georg.

-Non tu viens d'appeler alors maintenant tu me dis ce qu'il y a, s'énerva le jeune homme.

-Tom, soupira Georg, juste fini ce que tu étais entrain de faire, ça peut attendre, okay ? Allez, bye.

« Bip...Bip...Bip. »

-Enfoiré, grogna-t-il une troisième fois avant de gémir fortement.

Parce que oui, il était un peu occupé quand son ami d'enfance l'avait cherché par téléphone. Il était en compagnie d'une jolie jeune femme, qui montrait ses talents. Et Tom devait l'avouer, elle était particulièrement douée de sa bouche qui, en ce moment même s'occupait d'une partie bien précise de l'anatomie du jeune homme. On était le samedi soir, quatre jours avant son vingtième anniversaire, et il y avait cette fête chez Aurélia, LA fille qu'il fallait connaître et être bon ami avec. Elle était réputée pour ses soirées légendaires. En l'occurrence celle-ci avait été donnée pour dire adieu aux belles vacances d'été qui allaient manquer à tout le monde sans exception. Bien sûr, Tom avait logiquement été invité. Aurélia avait le béguin pour lui. Elle l'avait toujours eu. Tom en était navré, parce qu'il ne lui trouvait rien de spécial il la considérait comme une bonne camarade de classe, rien d'autre.

La fille qui s'occupait de lui accéléra ses mouvements, sa bouche se mouvant avec facilité sur le membre dur de Tom. Et il ne put se retenir. Le plaisir avait été trop fort et il avait atteint l'orgasme. Il pouvait dire adieu à sa partie de jambes en l'air. Quelques instants plu tard, il quitta la chambre ainsi que la fête.
Tom rentrait à pieds, il avait bu quelques vers, mais rien de sérieux, il n'était de loin pas ivre. Tom aimait le silence après la fête, marcher dans a nature après avoir respiré pendant des heures la fumée des cigarettes et des bédos qui lui donnaient mal à la tête. Il aimait quand il n'entendait rien d'autre que le bruit de ses pas, ça le relaxait. Alors il marchait, où ses jambes l'emportaient. Et d'un coup, il se souvint de l'appel de son vieil ami, Georg. Il sortit son téléphone de sa poche et regarda l'heure : vingt-trois heures trente. Il était relativement tôt et son ami n'était certainement pas entrain de dormir. Il composa son numéro et attendit que quelqu'un décroche.

-Ah ça y est ? T'as fini de faire des bébés ?

-Je t'emmerde, Georg, dit Tom en riant. Bon, qu'est-ce que tu voulais ?

-Eh bien je voulais te dire qu'on a un sérieux problème avec le conservatoire.

-Comment ça, Tom fronça les sourcils en écoutant Georg.

Une lumière bleu gris, très nette vint titiller l'½il droit de Tom, et instinctivement, il se tourna pour voir d'où elle provenait. Ce qu'il vit était impressionnant.

-Ben, ce matin j'ai reçu une lettre comme quoi nous devions composer une chanson pour la nouvelle année scolaire...

-Et alors, demanda Tom n'ayant pas bien écouté ce que Georg disait.


La forêt entière se dessinait sur un fond bleu gris net. La lumière était vraiment vive. Le moindre détail des branches des arbres, ainsi que les feuilles et les aiguilles des quelques conifères se voyaient à la perfection. Intrigué, Tom décida de vérifier ce qu'il se passait il avait toujours Georg qui lui parlait.

-Et alors ? Et alors ? C'est tout ce que tu trouves à dire, s'énerva le jeune homme. Est-ce que tu te rends compte que la rentrée, c'est Lundi ? Et qu'au conservatoire on commence mercredi ? Tom On n'a même pas une semaine pour créer une chanson !

Tom n'écoutait vraiment pas. Chaque pas qu'il faisait en avant lui faisait peur, et il ne savait pourquoi. L'instinct de survie, pensa-t-il. Il avait toujours le téléphone à son oreille, et quelque part ça le rassurait d'entendre la voix de son meilleur ami. Les branches sèches craquaient sous ses pieds et il continuait, de la sueur perlait sur son front. Ses membres tremblaient.

-Ou... Ouais je me rends compte... On pourrait peut-être prendre un de nos vieilles chansons qu'on n'a jamais montré à personne, suggéra-t-il comme ça.

-Ouais, pourquoi pas, répondit Georg.

Tom atterrit dans une sorte clairière, où un ruisseau s'étirait de toute sa longueur d'une extrémité à l'autre de l'espace plat. Mais c'e n'était pas cela qu'il regardait. Non. Il venait de voir la chose la plus choquante sur Terre. Sa respiration se bloqua et tout son être se paralysa à la vue. Il reprit ses esprits quelque peu avec grande peine.

-Georg ? Je... Je peux te rappeler plus tard, demanda-t-il, la voix hachée par le choc.

-Bien sûr mais, tu es sûr que ça va, demanda Georg à son tour, remarquant la voix de son ami.

-Ou...Oui je vais bien, ciao.

La connexion fut coupée.

''Bon Dieu mais je rêve ?!'' se dit Tom quatre fois tout en regardant le paysage. Il était juste improbable que cela arrive à lui. Ça ne pouvait juste pas exister, ou alors il était bourré à un tel point qu'il s'imaginait des choses. Ouais c'était sûrement ça... Alors pour se rafraîchir les idées il décida de plonger sa tête dans l'eau froide. Il retira son t-shirt pendant qu'il se mettait à genoux devant le ruisseau, le posa à ses côtés, et enfoui sa tête dans l'eau, en ayant pris la quantité d'oxygène dans ses poumons. Il y resta quelque trente seconde, ressortit de l'eau et replongeai une fois. C'était très froid, mais assez pour le faire revenir sobre. Estimant avoir assez barboté dan le ruisseau, Tom, d'un coup émergea sa tête et la fit partir en arrière, ses cheveux noirs attachés en nombreuses tresses dessinèrent un sillon d'eau dans le ciel avant de tomber violement sur son dos. Après il était sobre, bel et bien sobre il se sentait bien, n'avait pas la nausée, n'était pas d'humeur fêtarde, tout allait bien. Et pourtant quand il tourna la tête vers la cette étrange lumière bleu gris, son visage se décomposa.

Au fond de la clairière, il y avait une machine longiligne qui brillait de cet intense bleu gris qui donnait presque mal aux yeux, presque. Ça avait tout l'air d'un objet volant. Un objet volant non identifié.

Cette réflexion lui donna des sueurs froides.

Devant la machine, il distingua de formes bouger. Elles aussi brillaient d'un bleu plus clair et pâle que la machine. Elles s'approchaient de Tom, mais n'avaient pas l'air de l'avoir vu. Elles étaient silencieuses mais se regardaient parfois. Plus elles était proches plus Tom pouvait les voir avec précision. Le premier choc fut que les corps étaient transparents, du moins la partie extérieure. Il arrivait à voir tout ce qu'il se passait à l'intérieur, absolument tout, dans les moindres détails. Il refusa de s'y attarder.

Artes et Howilt c'étaient placés en face du ruisseau et observaient cette substance qui s'écoulait sans fin. Et ni l'un, ni l'autre ne comprenait le schéma qui se reproduisait sans cesse.

-C'est beau, murmura Artes observant les filaments verts qui pointait vers le ciel.

-Tellement différent, compléta Will. La lune, dit-il en pointant le satellite naturel. Regarde comme elle est proche.

-Mhm, acquiesça sont ami. J'ai hâte qu'on commence l'ét...

-Attends, le coupa son interlocuteur.

Will captait des vibrations de l'air. Et ce n'était ni la brise légère, ni un des autre Horéïtes qui en étaient a cause. C'était un souffle saccadé. Il y avait de la peur, c'était certain. Intrigué, Will chercha la provenance, la trouva rapidement puisqu'elle se trouvait à moins de cinquante mètres.

Les regards se croisèrent pour la première fois. Et la terreur s'empara de Tom. Une telle terreur comme il n'en avait jamais connu. Son téléphone quitta sa main ferme et atterrit sur le sol dans un bruit sourd. Il était paralysé, ne savait pas quoi faire. Sa bouche s'ouvrit prêt à pousser un cri d'effroi. L'être en face de lui l'observait aussi. Mais Tom ignorait totalement que l'autre aussi avait peur. C'était la première fois qu'il voyait un humain. Et il avait peur de la réaction à présent, vu l'état de cette boule de nerfs. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de rencontre. En général cela se passait bien, mais pas cette fois. Et Will ne savait pas quoi faire, se contentant d'observer. Il zooma sa vue sur cet être apeuré.


Tom, n'arrivait pas à y croire, ne voulait croire ses yeux fatigués. Alors, lentement il se bassa et prit son téléphone qui s'était échoué sur l'herbe plus tôt. Il l'ouvrit et photographia le paysage.


Will, s'était rendu compte de ce que l'humain faisait. Et pris de panique, il envoya une sonde mentale, qui chamboulait l'esprit, dans le but de faire perdre connaissance à la victime.

Une forte douleur se fit présente dans le côté droit de son crâne, Tom en hurla, tellement l'intensité était forte. Tout ses muscles ses contractèrent avant de se relâcher d'un coup. Inconscient, Tom s'effondra sur le sol et ne bougea plus.

De loin, Will regarda les jambes de l'humain lâcher sous son poids et tomber par terre. Ses yeux triangulaires noirs écarquillés par la peur.

# Posted on Saturday, 31 October 2009 at 9:43 PM

Edited on Wednesday, 11 November 2009 at 7:33 AM

Première Partie

-Will, chuchota Artes. Qu- qu'est-ce que tu lui as fait ?

-Je...

Howilt se tenait immobile, droit comme un i. Il était pétrifié, avait horriblement peur. Et s'il s'y était pris un peu trop fort ? Et si cette onde avait été un peu trop puissante pour ce corps frêle ? Et si ?... Et s'il avait tué cet humain, alors qu'il ne venait de débarquer qu'à l'instant même ? Will avait peur, très peur.

-Il est... mort ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas.

Le système de Howilt était en surchauffe. Encore un peu et l'alerte n'allait pas tarder à s'enclencher. Il ne savait pas quoi faire. Cet étrange courant d'air appelé vent s'abattait sur son visage et faisait voler les câbles sur sa tête. Et Will ne cessait d'observer cet être inerte sur le sol, à quelques mètres de lui. Automatiquement, ses jambes le conduisirent à l'humain, suivit de près par son compagnon, Artes.

Les deux se tenaient debout et regardaient toujours l'être inanimé, couché sur l'herbe. Artes s'accroupi et passa ses mains par-dessus le corps allongé et scanna tout de cet être, du moindre petit trait à la surface, jusqu'à la plus petite des cellules cachée en lui. A présent, Artes savait absolument tout sur l'humain. Son passé, son présent, ses défauts physique et mentaux. Et alors, c'était l'être vivant le plus complexe qu'il n'eut jamais vu de toute son existence. Artes passait toute les informations, cherchant à comprendre le mécanisme de vie, en vain. Il s'arrêta et ne vit qu'une seule solution, et elle s'appelait Véidra.

-Je vais chercher Véidra, déclara-t-il en s'éloignant de Will. Toi reste là et surveille-le !

Will acquiesça sans dire mot et se retourna vers l'humain et l'observa, alors que son ami s'en allait. Il l'observait dans les moindres petits détails. La tête était tellement différente et en même temps semblable à la sienne. Bien plus petite et plus ovale. Le relief était aussi très différent et n'avait rien à voir avec le sien. Rien que la couleur, ou plutôt les couleurs. Sur Will, il n'y en avait que deux : celui de son corps en général, d'un bleu-gris ; et celle de ses yeux et des fils pendouillant et touchant le haut de son dos, noir. Et sur cet être-là, il y avait une diversité incroyable ! Tous les tons de toutes les couleurs possible que Will connaissait et il y avait même des nuances qu'il voyait pour la première fois de son existence. Vers le bas de la tête de l'humain, il y avait une sorte d'ouverture, pas très grande, et ce n'était de loin pas une blessure ou quoi que ce soit. Et cette fente, était entourée de deux parties charnues, enflée, la partie inférieure plus que l'autre, et d'une couleur assez plaisante, bien que sombre dans la nuit. Les yeux de Will montaient et fixaient avec intérêt. Cela devait être la partie qui ressortait le plus, qui allait le plus haut possible. ''Ça doit être le nez'' se dit Will, qui avait déjà connu cette partie, chez d'autre espèces vivantes. Apparemment l'humain faisait partie de ces êtres possédant une « voie respiratoire ». Alors il avança sa main sur les narines et quand il sentit un courant balayer doucement sa main, la température de son corps baissa remarquablement vite.

-C'est déjà ça, pensa Will, finalement soulagé.

Mais ce qui le gênait encore, c'est que l'humain ne bougeait pas.

Il allait pour continuer son inspection, mais Artes, suivi de Véidra arrivèrent.

-Alors, comment va-t-il, demanda Artes.

-En vie, répondit Will. Mais il est toujours immobile, et j'ignore la raison, poursuivit-il, une once de peur dans sa ''voix''.

-Le choc a dû être bien trop fort, je suppose, Répliqua Véidra.

L'Ancien se plaça aux côté de Will et observa l'humain inconscient. Il l'étudia encore plus précisément qu'Artes l'avait fait plus tôt. Il cherchait dans les moindres petits recoins de son être. Véidra cherchait à comprendre son fonctionnement. Et plus il cherchait loin, plus il était fasciné par ce qu'il y trouvait.

-Extraordinaire, dit-il.

-Quoi, quoi, s'excita Artes, curieux de savoir ce que l'Ancien voyait. Qu'est-ce qu'il y a ?

-Chut, le réprimanda Will, laisse le faire tranquillement !

L'inspection continua, et par pur hasard, l'Ancien se retrouva entouré des souvenirs de cet être mystérieux et fascinant. Mais ce qu'il vit n'était que de la peur, de la terreur et encore beaucoup d'autre sentiments fort inconnus pour Véidra. Il voyait ce que cet humain avait vécu juste avant l'Onde de son jeune Horéïte.

L'humain paniquait, son esprit débordait de pensées incohérentes, que l'Ancien parvenait à entendre parfaitement. Et c'était la première fois que cela arrivait, si intensément. Fort. Si puissant que le souvenir de la douleur éprouvé par la victime de Will fit crier mentalement Véidra qui s'éloigna de l'humain, comme s'il avait été brûlé.

L'onde ne lui avait fallu qu'un dixième de seconde pour atteindre sa victime. Elle connaissait son travail par c½ur : chambouler l'appareil servant de motrice, de sorte que l'être soit hors d'état de nuire, sans pour autant tuer. Enfin, tout dépendait du dosage.


Xx


Véidra revint rapidement à lui et dirigea son regard vers Howilt qui, avec Artes, le regardait, inquiet.

-Alors ?

-Je ne sais pas quoi faire de lui, avoua l'Ancien tout en regardant le corps inerte. Je sais tout sur lui : son nom, son issue, son histoire, son milieu, ses amis, sa vie, tout ! Mais je ne sais pas, ce qui pourrait le sortir de cet état, finit-il avec une once de désespoir dans la voix.

Will détoura son regard vers le ruisseau et le fixa alors qu'il réfléchissait, ou cherchait une solution adéquate dans le but de cesser tout cela. Il s'y prenait doucement cette fois-ci, sans pousser son système à bout. Il tenta de se souvenir comment cela se passait avec ses précédentes victimes. Mais jamais il n'avait à faire quoi que ce soit. Il attendait simplement qu'elles fussent réveillées afin de s'assurer que tout allait pour le mieux.

Et Will était quasi certain que tout était en ordre pour cet ''humain aux fils entrelacés'' attachés à son crane. Il ne savait juste pas à quel point il était « endormi ».

En effet, pendant leur ''descente'' vers la Terre, Howilt essayait de rassembler le plus d'informations possible, histoire de voir à quoi s'attendre à son arrivée. Et il en avait bien appris de choses intéressantes.

Et l'une de ces choses était l'un des cycles fondamentaux : l'alternance « Veille-Sommeil », assez fascinante chez les être humains, qui passaient à peu près un tiers de leur vie dans un état récurrent de perte de conscience, sans pour autant qu'ils n'aient perdu leurs réflexes. Ce cycle « Veille-Sommeil » était divisé en plusieurs parties, toutes très importantes, et chacune avait sa propre densité. Mais Will n'arrivait pas à distinguer les différentes phases, et était donc dans l'incapacité de dire exactement dans laquelle se trouvait l'humain inanimé.

-Il ''dort'', murmura-t-il uniquement.

-Quoi, demanda Artes, ne comprenant pas le terme utilisé par son ami.

-Il dort, c'est la manière des humains de reprendre de l'énergie, expliqua Will tranquillement à ses deux coéquipiers.

N'étant tout de même pas compris par ces amis, Will dût se reprendre à plusieurs reprises, sous le regard sceptique de Véidra et Artes. Las de répéter sans cesse la même chose de différentes manières, il haussa légèrement le ton. Lui d'habitude très calme.

-Vous savez tout de même comment il faut s'y prendre pour recharger nos batteries, non ? s'écria-t-il.

-Oui, répondirent en c½ur les deux auditeurs.

-Et bien vous savez que quand on se recharge, nous sommes sous tension, nous ne fonctionnons pas.

-Ah, s'écria à son tour Véidra, je vois où tu veux en venir !

-Et bien moi pas, s'exclama Artes.

Will commençait à s'irriter sérieusement et l'Ancien lui conseilla gentiment de se promener et profiter du paysage alors qu'il s'occupait du jeune Artes.

Will l'écouta avec grand plaisir et s'éloigna vite fait des trois êtres. Il s'arrêta devant le ruisseau murmurant. Il se retrouvait seul, à regarder le plus beau spectacle de son existence. Et automatiquement, il se reposa la même question à chaque fois qu'il débarquait sur un nouveau territoire habité. Il n'avait jamais su comment était son monde à lui. Il avait à peine été crée que déjà, il voyageait vers de nouveaux horizons, cherchant à travers l'espace d'autres semblables à son espèce.

Il y avait des fois où il se sentait comme ça, où il se demandait ce qu'il faisait là, à voyager. A voyager pour quoi en fait ? Il aimait ce qu'il faisait, mais parfois il avait juste envie de faire autre chose, vivre normalement, comme tous les autres de son espèce.

Il se demandait simplement si un jour il aurait la joie d'explorer Sa planète Terre, comme il le faisait avec les autres.

Will se laissa mollement tomber sur le sol. Son corps toucha l'herbe dans le même bruit sourd que celui que l'humain avait fait plus tôt. Howilt regardait le ciel noir, parsemé de petits points brillants et la Lune qui éclairait d'un argent sensationnel, et colorait la nature de manière à donner un côté encore plus mystérieux et fascinant au paysage. Il décida d'en profiter. Qui sait combien de temps allaient-ils rester ici. Il soupira doucement et ferma un peu les yeux.


Xx


Les aiguilles tournaient, le temps avançait avec.

Et aucune nouvelle de Tom.

Simone paniquait et tournait en rond dans la cuisine, alors que son mari parlait au téléphone et Georg tentait en vain de joindre son ami.

Mais Tom ne répondait pas depuis hier soir. Comme il n'avait pas répondu à cinq heures. Comme il n'avait pas répondu à douze heures, comme il ne l'avait pas fait il y a cinq minutes.

Pourquoi le ferait-il maintenant


xX


-Will, viens on a besoins de toi, l'appela l'Ancien
.
L'Horéïte se leva de l'herbe qui, d'une manière ou d'une autre l'aidait à se sentir bien mieux dans son corps, constitué de fils et de liquides lumineux, et lentement, retourna vers les trois corps.

-Oui, demanda-t-il, toujours debout.

-J'ai mieux étudié sa mémoire, commence Véidra. Et je dois dire que j'en ai vu des choses étonnantes.
-Oh s'il-te-plaît, ne lui raconte pas le moment ou ils faisaient truc vraiment trop... eurk, grogna Artes, dégouté.

-Non, c'est bon, répliqua Véidra en retour. Là n'est pas la question, reprit-il. Les humains sont au courant de l'existence d'une éventuelle espèce vivante autre que la leur. Et apparemment nous ne serions pas les premiers à débarquer ici, déclara l'Ancien. Ils sont terrifiés par l'idée que quelqu'un d'une autre espèce puisse poser le pied sur la Terre. Et s'ils nous voyaient, ils s'enfuiraient à toute vitesse.

-Mais il nous sera impossible d'étudier leur vie en cachette, le coupa Will horrifié par cette idée.

-Et c'est pour ça que nous avons besoins de ton aide, termine Véidra.

-M-mon aide ?

-Oui ! Tu sais, tes talents de clonage, annonça Artes ambitieusement.

-Mes ''Talents'' ?

-Oui, acquiesça l'Ancien. Nous pensions que tu pourrais prendre son apparence, histoire de voir comment réagirait l'organisme de l'humain, et après tu nous expliquerais comment cela fonctionne.

Will hésitait à cet instant là. Il n'excellait pas dans ce milieu, bien qu'il ait déjà fait ce genre d'expériences. Il se souvint de ses nombreux échecs et secoua la tête en signe de refus.

-Il est hors de question, protesta l'Horéïte. Je n'ai pas envie de risquer une deuxième fois la vie de cet humain !

-Mais tu ne vas pas-

-Je ne veux pas essayer, dit Will en interrompant la phrase de son ami.

-Et tu abandonnerais, comme ça ? demanda Artes déçu. On a fait plus de six cent cinquante-cinq millions de milliards de kilomètres pour que tu laisses tout tomber ?

-Non ! Bien sûr que non ! Sauf que...

-Sauf que quoi, s'énerva Artes. Allez, dis ce que tu penses !

-Si je le tue, on comprendrait tout de suite que ce n'est pas un humain le fautif. Ils verraient tout de suite les marques à l'intérieur du corps ! Et je ne peux effacer les traces sur un cadavre. Donc non je ne peux pas prendre ce risque, cria Howilt. Pas dans son état.

Un grand silence tomba après les paroles de Will. Il avait raison dans ses propos, et personne ne pouvait le nier.

-Il a raison, déclara l'Ancien d'un ton calme.

-Mais, pourquoi n'essaierait-il pas, insista l'Horéïte. Ce n'est pas comme s'il le tuerait au premier contact ! Au moindre petit problème il stopperait le processus !

-Dès que la dernière étape commence, je ne peux plus arrêter. Et justement c'est celle-là qui est la plus risquée, souffla Will, vraiment fatigué de tout ça. En plus de cela, pour vous expliquer, il faudrait attraper d'autres humains, faire le processus de clonage et en suite leur effacer une partie de la mémoire, ce qui peut engendrer des dommages dans leur appareil enregistreur. Et je dois déjà le faire pour celui-là, soupira-t-il en montrant l'humain couché sur le sol.

Effectivement, Will avait peur. Et c'était la toute première fois que la peur le freinait dans ses actes. C'était bizarre, la peur comme sentiment. Et s'en était un qui faisait beaucoup partie de la vie d'un Horéïte. Mais cette fois il y avait quelque chose d'autre, qui rendait la chose encore plus étrange, et encore moins plaisante. Il savait parfaitement qu'autre part, il n'aurait pas hésité une seule seconde. Et serait devenu l'un des habitants de la planète. Il commença à peser le pour et le contre. Faire ce clonage était très risqué, il ne savait pas ce qui pourrait arriver à l'humain. En fait, il n'avait jamais vraiment pensé avant à ce qui pourrait arriver.

Pourquoi devrait-il le faire maintenant ?

Il regarda Artes et Véidra qui eux l'observaient attentivement, attendant une réponse définitive. Les yeux de l'Horéïte tournèrent vers le corps toujours inanimé. Il remarqua que le devant gonflait et dégonflait. Will devina l'emplacement des poumons.

A ce moment, le déclic eu lieu.

Howilt se souvint de son excitation et de son impatience, alors qu'il se trouvait encore à des milliers de kilomètres de la Terre. Il se souvint du moment où il disait vouloir vivre la meilleure expérience de toute son existence, sur cette planète-là.

Il se trouva stupide de gâcher cette chance unique de réaliser son rêve.

-D'accord, j'accepte, finit-il par déclarer.

Le risque faisait partie de son travail.

-Génial, s'exclama Artes, heureux de la décision de son ami.


Xx


-Tu es sûr de ton choix, demanda une dernière fois Véidra alors qu'il s'apprêtait à fermer la porte d'une des chambres du vaisseau.

-Oui je suis sûr, répéta Will pour la énième fois. Et ferme-moi cette porte avant que je change d'avis !

Il n'entendit pas le rire de l'Ancien résonner dans sa tête, ni le ''click'' indiquant la fermeture des portes, et ne se rendit pas non plus compte de l'extinction des lumières, car il en émanait suffisamment du corps de Will donc il arrivait à voir sans aucun souci. De toute façon il n'aurait rien remarqué, tellement il était concentré sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Il ne s'agissait pas de son premier clonage et encore une fois, il avait un peu peur. La moindre erreur pouvait être fatale autant pour son modèle que pour lui. Et là, il n'était franchement pas d'humeur à tuer. Mais il n'avait plus tellement le choix. Will était déjà connecté à sa mémoire externe et transférait une belle partie des informations qu'il portait en lui.

La chambre était extrêmement petite, transparente, toujours avec cette nuance de bleu gris, de forme circulaire. Elle n'était pas très accueillante, avec ses machines et ses boutons partout sur les murs, et Will ne l'aimait pas particulièrement. Mais c'était la chambre où il était sûr que les risques seraient les moindres pour le modèle qu'il allait devoir copier.

Une sorte de ''bip'' lui signala que le transfère des données était terminée. Le processus de clonage pouvait commencer.

D'une boîte minuscule, Will sortit plusieurs petites lames, chacune faite d'une matière différente, et les posa sur une table basse à ses côtés. Il prit ensuite un des membres supérieurs de Tom et pinça légèrement ce qui devait être la membrane extérieure de l'humain. Il devait trouver cette particule qui montrait de quoi était constitué l'humain et la manière dont il évoluait, cette ''marche à suivre'' qui l'aiderait à ressembler à un des nombreux habitants de cette Terre. Et comme à chaque fois, l'emplacement était différent, et Will devait le chercher, et comme chaque fois, voir à l'intérieur.

Il tendit son bras vers la table basse et pris la lame blanche, légère. La matière était appelée ''Plastec'*' chez les Horéites. C'était la matière la plus utilisée dans leur monde, la moins rare. Will dirigea le bout de plastec sur le bras de l'humain, exerça une pression et déplaça de haut en bas sa main. Rien ne s'y passa. Pas une entaille, ni même une égratignure. Howilt prit une autre lame, une autre sorte de plastec, transparent et très coupant une fois très fin. Il fit les mêmes gestes parallèlement aux lignes bleues qui ressortaient légèrement. La lame, doucement s'enfonça dans la membrane et rapidement l'entailla sur quelques centimètres. Un peu de liquide rouge en sortit, et quand Will retira la lame de l'humain, il vit qu'elle en était tout autant recouverte. Il n'en fut pas étonné. A vrai dire, il s'y attendait. Tout être vivant possédait ce genre de liquide vital. Chez chaque être, la fonction était différente, mais de la même haute importance. Will se demandait bien comment les humains l'appelaient, ce liquide. A l'aide de sa main, il épongea le fluide et le stocka dans sa petite corbeille interne située au niveau de son ventre. Dans quelques temps, tout aurait disparu.

Will s'empara d'une aiguille extrêmement fine et la planta dans l'entaille. Un sont plaintif sortit de la bouche de l'humain. Instinctivement, en même temps que l'aiguille s'enfonçait, Will apaisait l'humain du mieux qu'il pouvait, diminuant l'intensité de la douleur.


Xx


Une douleur atroce au niveau de l'avant bras se manifesta subitement. Tom avait envie de crier, hurler, qu'on stoppe cette torture. Sa bouche refusait de s'ouvrir, il ne pu que sortir un léger gémissement. Il tenta de bouger mais il était comme paralysé. Il ne pouvait rien y faire.

Tom sentit une sorte d'apaisement. La douleur était presque partie. Presque... Quelqu'un avait compris sa plainte. Il se sentit soulagé, et retomba dans son sommeil.


Xx


Howilt connecta l'aiguille à une machine spéciale qui allait trouver la particule tant recherchée. Pendant ce temps, Will irait débuter la première phase du processus. Elle avait lieu dans une cabine se trouvant juste à côté de la petite chambre dans laquelle ils étaient depuis quelques instants.

-Une heure de ton temps encore, juste encore soixante minutes, répétait-il sans arrêt.

Son système travaillait à en exploser. Will vérifiait chaque chose deux fois, histoire d'être sûr qu'il n'y aurait aucun problème. L'installation était prête, il ne manquait plus que deux petites choses. Will se leva, quitta la chambre et ferma la porte transparente derrière lui. Il se retourna et observa cet être. Bientôt il allait lui ressembler, être comme lui. Cette petite pensée le rendit un peu moins pessimiste. Il s'en fichait vraiment si par malchance, il devait se désactiver définitivement. C'était vraiment pour l'humain qu'il avait peur.

Néanmoins, ses pas l'éloignèrent de lui et le dirigèrent vers la cabine qui allait en partie servir pour le clonage. A côté de l'ouverture, un panneau affichait ou en était les recherches de la machine. L'Horéïte fut étonné de voir la vitesse à laquelle cette particule avait été trouvée. Et il la voyait, devant ses yeux, en trois dimensions. La structure était bien différente, en forme de double hélice. Voilà donc ce qui allait faire de Will un parfait humain. Il tapa les options voulues et entra dans la cabine. La porte se ferma automatiquement. Il ne s'agissait que de la première étape et aussi de la plus courte. Celle qui supprimait temporairement la couche protectrice de sa membrane extérieure.

Un gaz rougeâtre se mit à sortir en abondance du plafond et bientôt, le corps de Will en fut totalement recouvert. Il ne voyait rien. Il n'avait plus qu'à attendre que le gaz eut fait son effet sur la couche protectrice.
D'un coup, il sentit couler du liquide sur lui. Il ouvrit les yeux. A ses pieds, une substance d'un gris rouge dissimulait le plancher de la cabine. Il voyait ses membres inférieurs, à présent entièrement transparents. Il pouvait presque toucher les câbles et les filaments qui constituaient sa jambe. Will jeta aussi un coup d'½il à sa main, dans le même état. Il apercevait clairement tous les détails du plus gros morceau de métal, au plus petit filament reliant ses doigts à son poignet. A chaque fois, Will se sentait bizarre lorsqu'il était sans cette couche bienfaitrice qui, en fait, était comme un vêtement pour d'autres êtres. Il n'appréciait pas cette sensation. En partie parce que c'était dans cet état qu'il était le plus fragile. Le moindre choc, et s'en état fini de lui.
Les portes de la cabine s'ouvrirent lentement et Will en sortit, tout en faisant attention de ne pas se cogner quelque part. Il avançait doucement, posant le pied avec précaution. Il arriva devant la chambre ou se trouvait l'humain, toujours inconscient. Effectivement, il y était allé un peu fort. Il ouvrit la porte et pénétra dans la salle. La lumière était encore plus vive qu'avant, et plus claire, ce qui, en quelque sorte, facilitait un peu la tâche de Will. Il devait se dépêcher. La couche protectrice ne prendrait pas plus d'une quinzaine de minutes à se renouveler et à recouvrir son corps. Rapidement, il alla vers la machine. Dans un tube à essais, la Particule se présentait sous une couleur sans nom, inconnue pour Will. Il regardait le flacon avec intérêt et appréhension en même temps. Il était temps de commencer les choses sérieuses. Il retira le tube à essais de sa place initiale et l'accrocha sur un étui spécial, dans une petite armoire transparente, éclairée à l'intérieur par mille lumières bleues. Will la ferma et automatiquement un tuyau ferma l'ouverture du tube et aspira le contenu. Il fallut peu de temps au système pour multiplier la particule. Par la suite Will et l'Humain seraient directement connectés par l'aiguille qui prélèverait cette même particule et l'enverrait directement dans le corps de Will, mélangeant la particule humaine à celle de l'Horéïte. Et pendant ce temps Will serait aussi branché à la machine par d'autres tuyaux partout sur lui, qui lui enverraient toujours cette même particule à plus grande échelle, ce qui raccourcirait deux fois plus le temps de la transformation.

Sur ce système, Will avait longuement travaillé. C'était un des seuls concepts qu'il avait réalisé, celui à qui il tenait le plus. Tout ça dans le but de diminuer les risques pour le modèle, et accessoirement pour lui-même. Mais ce deuxième point, n'avait pas toujours d'importance.

Il avait mis beaucoup de temps, rien que pour mettre en place le projet. La construction de la machine et de la cabine fut un jeu d'enfant pour lui mais la recherche de matériel avait été un vrai fardeau. Souvent, il avait dû utiliser les matériaux de tel ou tel monde. Mais au bout du compte, c'est cette diversité qui rendait la pièce spéciale, dévoilant un peu son but. Et Will en était très fier.

L'humain était prêt, le système était prêt, et Will aussi. A l'aide d'un simple bouton, le mécanisme s'enclencha.
La chaleur dans la chambre monta rapidement, dans le but de fragiliser encore plus le corps de l'Horéïte. Il n'avait pas besoin de beaucoup d'énergie. A l'intérieur, il faisait déjà cent dix vélons (soit vingt-deux degrés) **, et il fallait encore augmenter de cinquante-trois vélons pour que la température soit idéale. Will l'avait automatiquement programmé après qu'il eut découvert la température exacte qu'avait besoin son corps pour être presque en décomposition. Les cent soixante-trois furent bientôt atteints. Will se sentait faible. Son système se mettait à saturer à cause de la surchauffe de son intérieur. La procédure débuta. Will n'eut pas le temps de s'installer sur son siège que son système le lâcha et il s'effondra à côté de l'humain, sa tête reposant sur ses cuisses.


Xx


Simone cria de bonheur à la vue de son fils dans l'allée menant à la porte d'entrée. Elle laissa sa vaisselle sur la table et accourra jusqu'à l'entrée.

-Oh mon Dieu, Tom !

-Maman, soupira le jeune.

-Tu vas bien ? demanda Simone, inquiète par la mauvaise mine de son grand enfant. Où étais-tu passé ! On s'est tous inquiétés pour toi !

-Maman, gémit Tom en se tenant la tête. S'il te plaît, j'ai besoin d'un bain et de dormir.

Tom entra dans la maison d'un pas mal assuré. Il ne se sentait définitivement pas bien : sa tête lui donnait envie de l'éclater contre un mur, son bras droit était tout engourdi, comme s'il avait porté un poids lourd pendant toute la nuit. Et surtout, il ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé ces dernières trente-six heures. Mais pour l'instant, il n'avait nullement l'envie de penser à ça. Il entendait d'ici l'appel de son lit douillet qui l'attendait. Tom monta les marches une par une lentement, par manque d'énergie. Arrivé en haut, le jeune homme abandonna l'idée de prendre un bon bain, bien qu'elle fût toujours aussi tentante. Ses yeux ne voyaient que ce grand meuble, recouvert de draps soyeux et verts. Son cerveau ne cessait de répéter le mot « dodo ». Du sommeil. Voilà de quoi avait-il le plus besoin. Il rentra dans sa chambre tout en retirant ses vêtements à la hâte et s'effondra sur le lit. A peine eut-il posé la tête sur l'oreiller qu'il s'endormit d'un sommeil profond, oubliant toute douleur.


Xx


Will vit la chambre d'un ½il nouveau.

Certes, c'était moins précis, mais les couleurs étaient plus claires, plus... jolies. A chaque fois c'était extraordinaire de voir le même objet d'un autre point de vue. Il regarda le tube à essais, à présent vide, et il en fut surpris de voir la brillance de l'objet. Et pourtant, il y a à peine une heure, l'objet paraissait si fade et ennuyant. Will ne savait jamais quelle était la vraie image d'un objet quelconque. Chaque ½il voyait l'objet à sa manière. Et il devait avouer que l'½il humain étai le plus extraordinaire jusqu'à maintenant. Il se retourna et vit son modèle, toujours endormi. Sa tête s'appuyait lourdement sur le doux dossier de son siège. Ses membres se mouvaient par moments, son nez se retroussait quelques fois, sans pour autant se réveiller.

Le processus de clonage était terminé sans qu'il n'y ait aucun mort, ni aucun blessé. Maintenant il ne restait à Will plus qu'une chose à faire : effacer la mémoire de cet être, et enfin il serait libre de continuer sa vie. Il retira l'aiguille plantée dans le bras avec délicatesse. Il devait encore faire disparaître l'entaille. Howilt soupira et sortit de la pièce. Un point positif dans cette aventure : il n'avait pas à apprendre à marcher avec ses nouvelles jambes. Il réussissait à la perfection.

De retour avec le matériel adéquat, il trouva l'humain dans une posture différente. Il était entrain de se réveiller. Paniquant un peu, Will envoya une petite onde qui renvoya son modèle au pays des rêves. Will devait définitivement apprendre à être plus rapide dans ses gestes.

Dans une main, il tenait une sorte de seringue dont le réservoir était vide, et dans l'autre, un sachet d'un produit visqueux bleu gris, cette couleur fétiche qu'il voyait sous un nouveau jour. Dehors, le soleil levant éclairait la clairière et les environs.

Après avoir désinfecté la plaie, Will, planta l'aiguille de la seringue, à présent pleine de cette substance, et appuya sur le piston. Il pouvait voir la matière quitter le réservoir. L'humain gémit en sentant le produit envahir l'intérieur de la blessure, et l'Horéïte tentait de le rassurer grâce à ses ondes. Finalement, la substance déborda un peu de la plaie et s'étala un peu sur tout le bras. Dans quelques instants, cette blessure et le clonage seraient oubliés à tout jamais.

Howilt s'assit à califourchon sur l'humain et porta ses nouvelles mains, sur les deux côtés de la tête de son modèle qu'il ne reverra sûrement plus jamais. Autant bien faire son travail. Will entra dans son esprit facilement. Il chercha dans les souvenirs, celui qui l'intéressait le plus. Il survolait la mémoire de l'humain en vitesse, bien qu'il fût tenté de connaître l'histoire de son modèle. Surtout que certains passages avaient l'air intéressant. Néanmoins il continua jusqu'à retrouver le passage recherché. Quand se fut le cas, Will, depuis son système, transmis à l'humain grâce à ses mains ce qui allait détruire cette partie de sa mémoire. Ces petites rongeuses de puces informatiques étaient une des choses les plus indispensables lors de leurs voyages. Et elles aidaient beaucoup pour faire oublier certaines douleurs causées pendant les processus de clonage. Howilt observa le travail de ces petits monstres manger le système de cet humain jusqu'à ce qu'elles aient finit leur travail. Une minuscule onde et les rongeuses n'existaient plus. Will se leva de l'humain et ferma les yeux. Il était serein, tout allait pour le mieux.

Et l'humain était saint et sauf.

# Posted on Monday, 09 November 2009 at 2:25 PM

Edited on Friday, 11 December 2009 at 5:29 PM